En 2025, un salarié à temps plein, du lundi au vendredi, travaille 226 jours : 365 jours, moins 104 jours de week-end, 10 jours fériés tombés en semaine et 25 jours de congés payés. Un forfait de 218 jours laisse 8 jours de repos. Le chiffre de 228 qui circule est le décompte forfaitaire de la fonction publique ; en Alsace-Moselle, le salarié du privé tombe à 224 jours.
Le nombre de jours travaillés en 2025, calculé pas à pas, ce que vous pouvez vérifier avec lui, puis les chiffres qui changent selon le contrat et la région.
Ce que vous pouvez vérifier avec ce chiffre
Vous pouvez contrôler trois décomptes avec ce chiffre. Le premier est celui des jours de repos d’une convention de forfait en jours, que l’employeur recalcule chaque année d’après le calendrier. Le deuxième est le prorata d’un temps partiel ou d’une année incomplète.
Le troisième est le nombre de jours que vous déclarez si vous optez pour les frais réels.
Pour les impôts, le chiffre de référence est un point de départ, pas une valeur à recopier. Les frais réels doivent être justifiés, selon la fiche de service-public.fr : ce sont vos jours réellement travaillés qui comptent, absences et arrêts retirés, ainsi que les jours de télétravail pour les trajets, avec des justificatifs conservés.
La conversion entre heures et jours pour la paie suit une autre logique, celle qui sert à convertir ses heures pour la paie.
Le calcul 2025, ligne par ligne
Pour un salarié à 35 heures, du lundi au vendredi, avec un droit complet à congés payés :
| Étape | Jours | Reste |
|---|---|---|
| Jours de l’année 2025 | 365 | 365 |
| Samedis et dimanches | − 104 | 261 |
| Jours fériés tombés en semaine | − 10 | 251 jours ouvrés |
| Congés payés (5 semaines, en jours ouvrés) | − 25 | 226 jours travaillés |
L’année compte 11 jours fériés, mais le 1er novembre 2025 tombe un samedi : seuls 10 retirent un jour de travail. Les jours ouvrables, du lundi au samedi hors dimanches et fériés, sont au nombre de 302 ; c’est cette base qui sert quand les congés se comptent en 30 jours ouvrables.
Mois par mois
Le nombre de jours ouvrés varie de 19 à 23 selon le mois, au gré des week-ends et des fériés de 2025 :
- janvier : 22 ; février : 20 ; mars : 21 ;
- avril : 21 (lundi de Pâques le 21) ; mai : 19 (1er, 8 et 29 mai, Ascension) ; juin : 20 (lundi de Pentecôte le 9) ;
- juillet : 22 (14 juillet un lundi) ; août : 20 (15 août un vendredi) ; septembre : 22 ;
- octobre : 23 ; novembre : 19 (11 novembre un mardi) ; décembre : 22.
Mai est le mois le plus court, avec trois jeudis fériés. Octobre, sans aucun férié, est le plus long.
Forfait jours : 8 jours de repos en 2025
Le code du travail plafonne le forfait annuel à 218 jours (article L3121-64), et l’accord collectif peut fixer un nombre inférieur. Le nombre de jours travaillés reste le même chaque année ; ce sont les jours de repos qui varient. En 2025 : 251 jours ouvrés, moins 25 jours de congés, donnent 226 jours possibles, et 226 moins 218 laissent 8 jours de repos.
Votre temps de travail est-il décompté en jours, par une convention de forfait signée, ou en heures ? Les deux situations n’ouvrent pas le même calcul : seul le forfait en jours donne ces jours de repos, et le décompte se refait sur la période de référence prévue par l’accord, qui n’est pas toujours l’année civile.
Un décompte qui annonce moins de 8 jours de repos pour un forfait de 218 jours en 2025 se vérifie : l’accord peut prévoir des congés conventionnels ou une période de référence décalée, mais à défaut, le salarié travaillerait au-delà de son forfait. Vous pouvez demander par écrit le détail du calcul à l’employeur.
226, 228, 224 : d’où viennent les autres chiffres
Plusieurs chiffres circulent pour 2025, et ils ne se contredisent pas : ils ne comptent pas la même chose.
Le chiffre de 228 est celui de la fonction publique. Les 1 607 heures annuelles fixées par le décret du 25 août 2000 reposent sur un calcul forfaitaire : 365 jours, moins 104 jours de repos hebdomadaire, 25 jours de congés et un forfait de 8 jours fériés, quelle que soit l’année.
La journée de solidarité de 7 heures y est déjà incluse, selon la fiche statut du centre de gestion du Calvados.
En Alsace-Moselle, deux jours fériés s’ajoutent (article L3134-13 du code du travail) : le Vendredi saint, le 18 avril, et le 26 décembre, deux vendredis en 2025. Le salarié du privé y compte 249 jours ouvrés et 224 jours travaillés.
La journée de solidarité ajoute 7 heures de travail non rémunérées (article L3133-8 du code du travail). Si l’entreprise la fixe au lundi de Pentecôte, le 9 juin 2025, ce jour redevient travaillé : 252 jours ouvrés et 227 jours travaillés. La date relève de l’accord d’entreprise ou, à défaut, de l’employeur. Sa logique rejoint celle d’un jour férié dans une semaine d’heures supplémentaires.
Exemple construit, pour un temps partiel à 80 % sur quatre jours par semaine : le résultat dépend du jour non travaillé, parce que les fériés de 2025 ne tombent pas également sur tous les jours.
Avec 5 semaines de congés, soit 20 jours sur ce rythme, le salarié travaille 182 jours s’il ne travaille pas le lundi, 179 s’il ne travaille pas le mercredi, et 183 s’il ne travaille pas le jeudi.
Et en 2026
En 2026, le 15 août tombe un samedi et le 1er novembre un dimanche : 9 jours fériés seulement retirent un jour de travail. L’année compte 252 jours ouvrés, 227 jours travaillés à temps plein, et un forfait de 218 jours y laisse 9 jours de repos.
Le nombre de jours de repos d’un forfait se recalcule chaque année d’après le calendrier : 8 en 2025, 9 en 2026 pour 218 jours. Un employeur qui reconduit le chiffre d’une année sur l’autre sans recalcul peut se tromper dans un sens ou dans l’autre.
Avant de signer un décompte : les trois contrôles
Trois vérifications suffisent à valider un chiffre présenté par l’employeur ou repris dans une déclaration :
- la base : 251 jours ouvrés en 2025, 249 en Alsace-Moselle, 252 si la journée de solidarité tombe le lundi de Pentecôte ;
- les congés : 25 jours ouvrés, ou 30 jours ouvrables si l’entreprise compte le samedi, à ne pas retirer deux fois ;
- le contrat : forfait de 218 jours ou nombre inférieur fixé par l’accord, temps partiel et jour non travaillé.
Un écart se demande par écrit, avec le détail du calcul. Pour les frais réels, ce sont les jours réellement travaillés, justifiés, qui comptent.
Sources
- Code du travail, articles L3121-64, L3133-8 et L3134-13
- Décret n° 2000-815 du 25 août 2000 relatif à l’aménagement et à la réduction du temps de travail dans la fonction publique de l’État, article 1
- Centre de gestion du Calvados, fiche statut « Temps de travail dans la FPT », octobre 2024
- Service-public.fr, fiche « Frais professionnels réels » (F1989)