Il n’existe pas une liste figée de formations CPF, mais des catégories éligibles : certifications, VAE, bilan de compétences, CléA, répertoire spécifique, permis. Le compte reçoit 500 € par an, plafonnés à 5 000 €. Une participation de 150 € est due, sauf cas d’exonération, et l’accord de l’employeur n’est requis que pendant le temps de travail.
Voici ce qui est éligible, ce que le compte finance, le reste à charge, le cas du permis, puis les délais selon que la formation a lieu pendant ou hors temps de travail.
La liste des formations CPF : ce qui est éligible
Selon Service-public, les formations finançables par le CPF doivent poursuivre l’un de ces objectifs : une certification, une validation des acquis de l’expérience (VAE), un bilan de compétences, le socle de connaissances CléA, ou une certification du répertoire spécifique. Une formation à la création ou à la reprise d’entreprise doit aboutir à une certification.
Ce que le compte finance
Un salarié travaillant au moins à mi-temps reçoit 500 € par an, dans la limite de 5 000 €. Le montant est proportionnel en dessous. Certaines situations, comme les salariés non qualifiés ou les travailleurs handicapés, donnent droit à 800 € par an, plafonnés à 8 000 €.
| Type de formation | Plafond de prise en charge |
|---|---|
| Certifications et habilitations du répertoire spécifique, hors CléA | 1 500 € |
| Bilan de compétences | 1 600 € |
| Permis du groupe léger (B, B1, BE, A1, A2) | 900 € |
Ces plafonds sont en vigueur depuis le 26 février 2026. La page de Service-public ne fixe pas de plafond pour la VAE et la création ou reprise d’entreprise.
Le reste à charge
Une participation forfaitaire de 150 € est généralement due. Elle est indexée et revue chaque 1er janvier. Elle n’est pas due si l’employeur abonde le compte, si les points du C2P sont mobilisés ou en cas d’abondement pour une incapacité permanente d’au moins 10 %.
Le projet de loi de finances pour 2027 prévoit une possible hausse de cette participation pour les demandes validées à compter du 2 octobre 2026. Les règles actuelles s’appliquent tant que le Parlement n’a pas statué.
Le permis de conduire
Pour un permis de voiture ou de moto, le permis doit contribuer au projet ou à la sécurisation du parcours professionnel. Un tiers doit cofinancer la préparation à hauteur d’au moins 100 €, sauf pour un demandeur d’emploi. Aucun permis valide de la même catégorie ne doit exister, et aucune suspension ni interdiction ne doit peser sur le candidat.
Depuis le 21 février 2026, seuls les salariés bénéficiant d’un CPF cofinancé peuvent l’utiliser pour le permis lié aux véhicules terrestres à moteur, comme le permis B.
Pendant ou hors temps de travail
La formation a-t-elle lieu pendant votre temps de travail ? Dans ce cas, la demande d’autorisation à l’employeur se fait au moins 60 jours calendaires avant le début d’une formation de moins de 6 mois, et 120 jours pour une formation plus longue. L’employeur dispose de 30 jours calendaires pour répondre, son silence vaut acceptation, et il peut refuser. La rémunération est maintenue.
Hors temps de travail, aucun accord de l’employeur n’est nécessaire, mais la formation n’ouvre pas droit à rémunération.
Ces informations sont générales et valent pour un salarié du secteur privé. La création du compte demande le numéro de sécurité sociale, et l’inscription passe par FranceConnect+.
Avant de chercher
- Vérifiez que la formation relève d’une catégorie éligible : certification, VAE, bilan de compétences, CléA, répertoire spécifique.
- Comparez le prix au plafond de sa catégorie.
- Prévoyez la participation de 150 €, sauf exonération.
- Pendant le temps de travail, adressez la demande à l’employeur 60 ou 120 jours à l’avance.
- Pour un permis, cherchez d’abord un cofinancement d’au moins 100 €.
Sources
- Service-public.gouv.fr, « Compte personnel de formation (CPF) d’un salarié du secteur privé », vérifié le 27 juin 2026, consulté le 18 octobre 2026
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